LE GOÛT ROTHSCHIL

Bernard Molitor, Secrétaire à abattant en acajou moucheté, vers 1790–1795, galerie Léage

Ancienne collection du baron Alphonse (1827−1905), puis d’Edouard (1868−1949), puis de Bethsabée (1914−1999) de Rothschild.

À découvrir sur notre stand 122 à la TEFAF Maastricht du 14 au 19 mars.

À l’occasion de la TEFAF Maastricht 2026, la galerie Léage a réuni un ensemble remarquable de meubles et d’objets d’art provenant des collections de divers membres de la famille Rothschild. Ensemble, ils témoignent d’un goût érudit, raffiné et coloré qui trouve une expression particulière dans les arts décoratifs du XVIIIe siècle français.

Charles Cressent, Commode aux dragons et aux palmes croisées, vers 1745–1750, galerie Léage

Ancienne collection du baron Gustave (1829−1911), puis Robert (1880−1946) puis Alain (1910−1982) de Rothschild.

À découvrir sur notre stand 122 à la TEFAF Maastricht du 14 au 19 mars.

Fameuse dynastie de banquiers d’abord actifs à Francfort, les Rothschild se sont installés en France, en Angleterre, en Autriche et en Italie au cours du XIXe siècle. Financiers chevronnés, ils se mettent au service de ces États et acquièrent rapidement une influence internationale. Les membres de la famille cultivent parallèlement à leurs activités professionnelles un goût prononcé pour l’art. Leur culture et leur fortune leur permettent de rassembler des ensembles remarquables dans leurs diverses demeures. Collectionneurs ambitieux, ils sont également de généreux philanthropes. Depuis le XIXe siècle, ils lèguent certaines des plus belles pièces de leurs collections aux musées publics, ou bien fondent leurs propres institutions muséales, comme Waddesdon Manor en Angleterre ou la villa Éphrussi de Rothschild à Saint-Jean-Cap-Ferrat.

Adam Weisweiler (ébénisterie), François Rémond (bronzes attribués à), Louis-Simon Boizot et Claude Ramey (d’après), Dominique Daguerre (certainement fourni par), Secrétaire en laque du Japon, à l’effigie de Minerve, vers 1790–1795, galerie Léage

Ancienne collection du baron Alphonse (1827−1905) puis Édouard (1868−1949) de Rothschild.

À découvrir sur notre stand 122 à la TEFAF Maastricht du 14 au 19 mars.

Nombreux sont les membres de la famille Rothschild qui développent une véritable passion pour la collection d’œuvres d’art. Ils forment des ensembles remarquables, caractérisés par un éclectisme marqué. L’Antiquité, la Renaissance, comme les périodes modernes et contemporaines suscitent leur intérêt. On retrouve dans les branches françaises et anglaises des collectionneurs d’envergure : le baron Alphonse (1827−1905), son fils Édouard (1868−1949), ou encore son frère Gustave (1829−1911) à Paris. Mayer Amschel (1818−1874), sa fille Hannah (1851−1890) à Mentmore ou encore Ferdinand (1839−1898) à Waddesdon en Angleterre, pour n’en citer que quelques-uns. Tous recherchent à travers l’Europe les plus belles œuvres d’art, parfois non sans une certaine rivalité. Leurs collections se distinguent par une facture raffinée, des couleurs chatoyantes et des provenances exceptionnelles – autant de caractéristiques du « goût Rothschild ».

Ferdinand Bury (ébénisterie attribuée à), Jean-Louis Prévost (décor peint attribué à), Jean-Baptiste II Tuart (probablement livrée par), Paire de meubles d’appui à décor peint, vers 1770–1775, galerie Léage

Ancienne collection d’Hannah Primerose née Rothschild (1851−1890).

À découvrir sur notre stand 122 à la TEFAF Maastricht du 14 au 19 mars.

Grands bâtisseurs, les Rothschild construisent d’ambitieuses demeures à travers l’Europe. Ils y disposent leurs collections dans une scénographie savante et confortable, qui incarne véritablement le fameux « goût Rothschild ». Le château de Ferrières, construit par le baron James de Rothschild (1829−1911) de 1855 à 1859, est l’une des figures de proue de ce goût tant célébré. Son décor est imaginé par le peintre Eugène Lami (1800−1890), qui s’inspire de l’architecture italienne et surtout versaillaise pour créer des intérieurs fastueux, où les meubles précieux, les tableaux de maître et les objets d’art s’accumulent savamment. Lami parcourt l’Europe pour le compte du baron, pour trouver les œuvres d’art qui pourront compléter ses décors, conjuguant ainsi collection et décoration. La théâtralité et l’opulence qui se dégagent de ces intérieurs ne manquent pas de marquer les contemporains. L’historien Henry Havard parle même d’un « Rothschild » dans son Dictionnaire de l’ameublement comme d’un fauteuil large et généreux.

René Dubois (attribué à), Secrétaire peint en camaïeu, vers 1770, galerie Léage

Ancienne collection de la baronne Hélène Betty Louise Caroline van Zuylen van Nyevelt de Haar, née de Rothschild (1863−1947), puis Marie-Hélène de Rothschild (1927−1996).

À découvrir sur notre stand 122 à la TEFAF Maastricht du 14 au 19 mars.

Les arts décoratifs du XVIIIe siècle français tiennent une place à part dans les collections Rothschild. Plusieurs chefs‑d’œuvre de la période ont figuré dans leurs demeures, comme la commode en vernis européen réalisée par Mathieu Criaerd (vers 1689–1776) pour Madame de Mailly au château de Choisy et aujourd’hui au musée du Louvre (inv. OA 11292), ou encore la table en camaïeu de René Dubois (1737−1799) conservée à la villa Éphrussi. Sur notre stand à la TEFAF Maastricht 2026 figureront d’autres œuvres remarquables issues de leurs collections. Une paire de cabinets plaquée d’érable sycomore, anciennement à Mentmore chez Hannah Primerose Hill, née de Rothschild, témoignera d’un ensemble particulièrement restreint et luxueux de meubles peints à l’huile. Une riche commode en frisage ornée de bronzes aux dragons et aux palmes croisées, parmi les meubles emblématiques créés par l’ébéniste et bronzier Charles Cressent (1685−1768). Un délicat secrétaire plaqué d’acajou moucheté par Bernard Molitor (1755−1833), un rare secrétaire peint par René Dubois et un autre plaqué de superbes laques du Japon seront également présentés.

Nous vous invitons à venir découvrir ces chefs‑d’œuvre, emblèmes du goût Rothschild, sur notre stand 122 à la TEFAF Maastricht, du 14 au 19 mars.

Bibliographie :
Pauline Prévost-Marcilhacy (dir.), Les Rothschild. Une dynastie de mécènes en France, Somogy Éditions d’art, 2016
Pauline Prévost-Marcilhacy, Les Rothschild, bâtisseurs et mécènes, Flammarion, 1995

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